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Lieu

Événement numérique

Vidéo en ligne
Date
26 mars05 avr. 2021
18:00
Tarifs
Gratuit
Durée
0h10
Informations

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Disponible jusqu'au 5 avril

Présentation

Le 17 octobre 2019, la « révolution libanaise » a récupéré une partie de son histoire, une histoire qui avait été à la fois volontairement embrouillée et enfermée. La disparition des espaces historiques a contribué à la vision lacunaire de ce passé et par conséquent du présent.  Sans ces espaces, il n'est pas possible pour la jeune libanaise d'imaginer ce que le Liban aurait pu être sans la guerre civile qui l'a meurtri. La ville contient encore des secrets. Des secrets merveilleux et des secrets terrifiants, comme l'explosion du 4 août 2020 l'a prouvé.

Construit dans les années 1920, le Grand Théâtre des Mille et une Nuits est l'un des derniers vestiges du temps d'avant la guerre. On y donnait des spectacles, on y projetait des films arabes et des films du monde entier. Depuis la fin de la guerre, en 1990, ce lieu magique, détruit par le conflit, n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. Aucune tentative sérieuse pour le reconstruire, pour le faire revivre, n'a été envisagée. De très nombreux habitants de Beyrouth n'y étaient jamais entrés jusqu'à ce que la révolution du 17 octobre 2019 n'en force l'entrée. Pour les artistes Anthony Sahyoun, l'une des figures les plus importantes du rock alternatif libanais, et Aya Atoui, artiste visuelle, ce lieu est celui de la beauté. Il doit revivre malgré les ruines. Ils y ont créé une forme d'opéra fantôme qui est la première œuvre présentée dans ce lieu depuis des décennies.

Dans le chaos, ils ont fait émerger une voix, celle de la soprano Monà Hallab, qui interprète le « Mild und Leise » du « Liebestod » du dernier acte de Tristan und Isolde de Richard Wagner.  L'amour dans la mort pour une renaissance.

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