En détail

Lieu

Strasbourg

Opéra, salle Bastide
Date
17 oct. 2019
Tarifs
6 - 10 €

Les Artistes

Violon Samika Honda, Serge Sakharov Alto NN Violoncelle Olivier Roth Flûte Sandrine François Piano Valentin Mansard

Présentation

Riche d’une histoire de plusieurs siècles, la musique tchèque connaît au XIXe siècle un nouveau souffle. Dans le sillage de Bedrich Smetana, le premier à se nourrir des traditions, Antonín Dvorák poursuit dans son sillage et met en valeur la culture de son pays. Durant ses jeunes années, il vit au rythme des fêtes et des bals donnés dans l’auberge familiale en Bohême. Le folklore qui berce son enfance colore par la suite ses oeuvres, comme son quintette pour piano et quatuor à cordes, parcouru de mélodies et de rythmiques de danses villageoises. Le second mouvement prend la forme d’une complainte mélancolique, une dumka vibrante de sentimentalité slave alors que le Scherzo est un furiant, une sorte de polka tchèque syncopée.
Plus tard, au XXe siècle, la musique de Bohuslav Martinu˚ s’inscrit dans ce même sentiment national. Après avoir quitté sa Bohême natale, il étudie à Paris, un séjour de dix-sept ans qui s’achève à l’arrivée des Allemands en 1940. Martinu˚ part alors aux États-Unis, écrit peu après le Trio pour flûte, violoncelle et piano, une synthèse de la musique traditionnelle de son pays d’origine et d’une esthétique française. C’est certainement le troisième mouvement, Allegro scherzando, qui est le plus marqué par le folklore tchéco-morave, un discours espiègle d’une grande liberté rythmique.


Bohuslav Martinů
Trio pour flûte, violoncelle et piano

Antonín Dvořák
Quintette pour cordes et piano en la majeur